Les Miss rémunérées : Geneviève de Fontenay crie au scandale

Les Miss rémunérées : Geneviève de Fontenay crie au scandale

La dame au chapeau juge indécent de donner un salaire aux Miss régionales en lice pour la couronne en décembre prochain. Sois belle et tais-toi ! Voilà la ligne de conduite que devraient suivre les candidates à Miss France, selon la bonne vieille règle appliquée par leur ancienne patronne Geneviève de Fontenay. Celle-ci n’a pas tardé à réagir en apprenant qu’elles allaient désormais toucher une rémunération pour le show annuel du couronnement, diffusé chaque année en décembre sur TF1. « Cela me dépasse, a-t-elle confié sur l’antenne de Sud Radio. Comment peut-on faire cela ? Vous voyez des gens qui, en ce moment, n’ont pas d’argent, cherchent du travail, des gosses qui n’arrivent pas à manger comme il faut… Et des Miss veulent se faire payer pour l’élection ! Je n’arrive pas à comprendre un truc pareil. »

Pour la dame au chapeau, il s’agit d’une provocation supplémentaire. Et de rappeler qu’en son temps les Miss étaient défrayées, point final. « Quand elles venaient, on leur payait leur voyage et tout ce qu’il fallait sur place. Mais demander un contrat de travail pour cela… Quel genre de travail ? Miss France, c’est représenter sa région, la mettre en valeur. Vous parlez d’un travail ! C’est honteux ! »

En réalité, la production se serait bien passée de payer un salaire à la trentaine de Miss candidates, ce qui va alourdir un peu plus le budget du show… Mais elle a fini par céder aux injonctions des féministes, qui poursuivent Endemol Production aux prud’hommes pour discrimination, estimant que la société « utilise des femmes pour fabriquer un programme audiovisuel extrêmement lucratif tout en bafouant le droit du travail ». Alexia Laroche-Joubert, nouvelle présidente des Miss, était rapidement montée au créneau en affirmant notamment qu’il s’agissait d’un concours de beauté et qu’à ce titre il n’était pas régi par le droit du travail, contrairement à Koh-Lanta, par exemple, qui dure plus d’un mois, où les candidats sont rémunérés.

Éviter la polémique

Mais, cette semaine, elle faisait machine arrière en annonçant finalement la mise en place d’un contrat de travail pour les Miss. Une façon de couper l’herbe sous le pied des féministes et d’éviter un procès trop médiatique qui aurait fini par ternir l’image du concours… Une décision « stupide » et « choquante », pour Geneviève de Fontenay, qui estime qu’on devrait supprimer du coup tous les bonus et avantages que reçoivent les candidates pendant la préparation du concours. « On leur donne des cadeaux sur place, rappelle-t-elle sur Sud Radio. Elles passent un mois de vacances à La Réunion. La gagnante avait même une voiture ! » Au pain sec et à l’eau, on vous dit… « Je suis contente d’avoir tourné la page, je ne sais pas où l’on va ainsi. »

Le Point

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